Historique

L’Association des médias écrits communautaires du Québec a été fondée à Québec le 16 novembre 1980. C’est à la suite d’une subvention reçue du ministère des Communications du Québec qu’un front commun de journaux communautaires organise une assemblée de fondation et désigne un conseil d’administration provisoire pour l’Association. Parmi les 12 journaux présents, seul Droit de parole de Québec demeure toujours actif et membre de l’Association.

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Le 19 juin 1981, l’AMECQ s’incorpore et son siège social ouvre ses portes sur la rue Rachel, à Montréal. Pierre Baraby devient le premier secrétaire général.

En 1982, Jean-Guy Girard, membre du conseil provisoire, effectue une tournée des médias communautaires en vue d’aider l’AMECQ à mieux connaître la situation de ses membres. Le premier congrès de l’Association se tient à Trois-Pistoles au mois de mai et rassemble 12 médias écrits communautaires. L’assemblée générale adopte ses règlements généraux et élit un conseil d’administration. Jean-Pierre Beauchamp en est le premier président. D’autre part, en septembre 1982, Yvan Gauthier remplace Pierre Baraby à titre de secrétaire général.

À partir de janvier 1983, Le Bulletin de l’Association devient Le Médialu. L’AMECQ déménage ses pénates rue Jeanne-d’Arc. L’Association obtient un projet d’aide à la consolidation dans le cadre du programme RELAIS parrainé par le Secrétariat d’État du Canada.

Les 8 et 9 octobre 1983, 28 journaux participent au colloque sur le développement de la presse communautaire. Un consensus s’établit sur les quatre priorités de développement : la qualité de l’information locale, le financement et l’acquisition d’équipement, l’amélioration de la gestion des médias et la constitution d’un véritable réseau d’information locale.

En juin 1984, 16 représentants de journaux membres de l’AMECQ s’envolent pour la France afin de participer à un stage de l’Office franco-québécois pour la jeunesse. Le thème du stage est « L’information locale ». En octobre 1984, l’AMECQ devient membre associé du Conseil de presse du Québec. Jean Baribeau accède à la présidence.

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En septembre 1985, après un an de non-parution, le bulletin de liaison apparaît sous le nom de l’AMECQdote. L’AMECQ compte alors 55 membres et semble voguer vers la prospérité. André Bourgon en est le secrétaire général. Puis, coup de théâtre, le ministère des Communications du Québec abolit le Programme d’aide aux médias communautaires (PAMEC). On peut déjà entrevoir la débandade de l’Association.

De 1986 à 1989, plusieurs journaux ferment leurs portes. Les présidents se succèdent : Stéphane Boukatem, Denis Falardeau, Nathalie Deraspe et à nouveau Jean Baribeau. En 1989, l’Association se voit privée de subvention. Le bateau prend l’eau. On envisage même de dissoudre l’Association.

En 1990, le congrès de Rivière-du-Loup attire peu de délégués. Toutefois, les membres optent pour maintenir l’association en vie : « Si l’AMECQ est pour mourir, elle va mourir debout et non pas à genoux », de dire Raymond Gagnon qui allait en être désigné le président. Le 19 juillet, la ministre des Communications, Liza Frulla, rencontre le nouveau conseil d’administration et accorde à l’AMECQ une subvention triennale. Yvan Noé Girouard est embauché comme secrétaire général. Il effectuera à l’automne la visite des 23 journaux communautaires qui sont encore membres.

En 1991, le 10e congrès annuel réunit 75 personnes à Saint-Jean-Port-Joli sous le thème « Les journaux communautaires se prennent en mains ». À l’automne, un atelier itinérant de formation portant sur la mise en page et l’écriture journalistique parcourt le Québec. En décembre, l’Association se dote d’un nouveau siège social, situé au 30, rue Fleury Ouest, à Montréal.

En 1992, l’AMECQ publie le premier répertoire de la presse communautaire et effectue une étude sur l’implantation d’un éventuel réseau de vente de publicité et d’agence de vérification de la distribution. Le congrès a lieu à Sherbrooke en avril et traite principalement de l’information locale. Ce congrès attire 105 participants. À l’automne, une campagne de promotion et de développement est mise de l’avant auprès de toutes les municipalités régionales de comté (MRC) et de tous les centres locaux de services communautaires (CLSC). L’AMECQ verra son membership passer de 34 à 62 journaux.

L’Association publie en 1993 un outil de rédaction journalistique intitulé Le Guide ressources de la presse communautaire. Au printemps, le congrès annuel a lieu à Sainte-Adèle sous le thème « Se former pour mieux informer ». Puis à l’automne, l’AMECQ tient ses premières rencontres régionales dans six régions du Québec.

Le 29 octobre 1999, Yvan Noé Girouard et Raymond Gagnon brandissent bien haut la bannière de l’AMECQ devant les bureaux du ministre de la Solidarité sociale, André Boisclair, dans le cadre d’une manifestation pour la reconnaissance de l’action communautaire autonome.

Le 29 octobre 1999, Yvan Noé Girouard et Raymond Gagnon brandissent bien haut la bannière de l’AMECQ devant les bureaux du ministre de la Solidarité sociale, André Boisclair, dans le cadre d’une manifestation pour la reconnaissance de l’action communautaire autonome.

En 1994, l’Association implante le Réseau de placement média (RPM), l’Agence de vérification de la distribution (AVDA) ainsi qu’un service de presse. En avril, 160 personnes assistent au congrès tenu à Sainte-Foy ayant pour thème « Une AMECQ forte avec les régions ». Marianik Gagnon accède à la présidence. Au cours de cette année, l’AMECQ procède à l’analyse de la conception graphique de ses journaux membres. Chaque publication reçoit un rapport détaillé sur la manière d’améliorer sa présentation visuelle.

En 1995, Jacques Parizeau, premier ministre du Québec et ministre des Communications, accorde une aide favorable aux médias communautaires, et ce, en leur promettant 4 % de la publicité gouvernementale. Des sommes pour l’achat d’équipement informatique et pour la réalisation de projets de développement sont allouées à 38 journaux communautaires.

En 1996, dans le cadre de son 15e anniversaire, l’AMECQ procède à une campagne de relations publiques auprès de 600 organismes du milieu communautaire et associatif ainsi qu’auprès de médias écrits et électroniques. L’événement est d’ailleurs souligné lors du congrès annuel du mois d’avril, à Victoriaville, sous le thème « L’énergie de nos 15 ans ». Sylvie Gourde accède à la présidence. La même année, l’Association publie un numéro pilote du Québec des régions, se dote d’une ligne téléphonique sans frais, d’un site Web et d’une adresse électronique.

Un sondage mené en 1997 à travers le Québec par le Groupe Malette Maheu confirme le très haut taux d’appréciation de lecture des journaux communautaires. Ce taux atteint jusqu’à 95 % dans certaines localités. Cette même année, l’Association publie les deux premiers numéros de la collection Les fascicules de l’AMECQ.

À la suite d’une poursuite judiciaire intentée contre Le Trait d’union du Nord de Fermont, les membres de l’AMECQ, solidaires, créent en 1998 un fonds de défense juridique. Raymond Gagnon revient à la présidence de l’AMECQ.

Un nombre record de plus de 200 personnes participent au congrès annuel de 1999 qui a lieu sur l’Île Charron. Puis, 29 journaux membres participent activement aux assises du ministère de la Culture et des Communications sur les médias communautaires. Ces dernières ont lieu à Lévis, à Montréal, à Bonaventure et à Sept-Îles. De ces assises résulte une étude intitulée Les médias communautaires au Québec : État de la situation et pistes d’avenir réalisée par le Centre St-Pierre pour le compte du MCCQ. À l’automne de cette même année, l’AMECQ tient sa propre série de consultations dans sept régions du Québec dans le cadre des rencontres régionales, afin de connaître l’opinion des membres quant à la préparation d’un congrès d’orientation prévu pour l’an 2000.

Un sondage interne réalisé au début de l’an 2000 démontre que 85 % des membres croient que leur association, en plus de les représenter, doit également leur offrir des services. Les résultats de ce sondage guideront le premier véritable congrès d’orientation de l’Association. Le congrès qui s’est tenu au printemps à Val-des-Neiges aura permis une réforme majeure dans la structure et l’organisation même de l’Association par l’ajout de nouveaux règlements. L’année 2000 a été bouleversante, l’AMECQ ayant décidé au cours de l’été de mettre fin à son partenariat avec l’agence de représentation publicitaire le Réseau de placement média (RPM) qu’elle avait elle-même mise au monde en 1994 et signe une nouvelle entente de représentation avec l’agence Communications Publi-Services. Un changement qui n’allait pas se faire sans heurts. L’AMECQ allait connaître sa première véritable crise interne entraînant la démission de son président Raymond Gagnon.

En avril 2001, l’AMECQ célèbre ses 20 ans d’existence à l’Aéroport de Mirabel. La chorale de l’Accueil Bonneau ouvre les festivités. François Demers, professeur en communications de l’Université Laval, et Michel Venne, éditorialiste au journal Le Devoir, qui connaissent l’Association depuis ses débuts, viennent tracer l’historique et l’impact de la presse écrite communautaire dans la société québécoise. L’AMECQ connaît une assemblée générale marquante qui permet de cicatriser les plaies causées par la crise des mois précédents. Daniel Pezat, qui assume l’intérim, est confirmé dans ses fonctions de président. L’AMECQ accroît son membership à 100 membres.

Au printemps 2002, l’AMECQ reçoit une subvention du ministère de la Solidarité sociale qui permettra, entre autres, l’embauche d’un agent de développement. Puis, à l’automne, après plusieurs mois de travail, l’AMECQ reçoit la confirmation d’une subvention de plus d’un demi-million de dollars du Fonds Jeunesse Québec pour la création de 21 postes dans 17 publications communautaires. Un projet qui occupera à temps plein l’agent de développement, Mario St-Pierre. De plus, en juin 2002, l’AMECQ reçoit du MCCQ une subvention de 104 350 $ pour l’achat d’équipement informatique destiné à ses membres dans le cadre du Plan d’accélération des investissements publics PAIP. L’année 2002 aura également permis la publication de six fascicules de formation grâce au soutien financier du ministère du Patrimoine canadien et du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec.

La présidente de l'AMECQ Jocelyne Mayrand et la ministre de la Culture et des Communications Line Beauchamp lors du 25e congrès annuel de l'AMECQ.

La présidente de l’AMECQ Jocelyne Mayrand et la ministre de la Culture
et des Communications Line Beauchamp lors du 25e congrès annuel de l’AMECQ.

En 2003, l’AMECQ poursuit sa lancée et voit le projet du Fonds Jeunesse se renouveler pour une deuxième année. L’AMECQ prépare la publication de deux nouveaux fascicules de formation et actualise son site Web grâce à une subvention de Patrimoine Canada. À l’automne 2003, le directeur général, Yvan Noé Girouard, et le président, Daniel Pezat, effectuent une tournée de rencontres régionales les amenant de Montréal en Abitibi, en passant par les régions de Chaudière-Appalaches et du Lac-Saint-Jean. Enfin, un comité d’organisation procède à une consultation auprès des membres en vue de la préparation d’un nouveau congrès d’orientation prévu pour 2005.

En 2004, l’AMECQ se concentre sur la formation aux membres en publiant deux nouveaux fascicules et tenant un colloque à Drummondville, le 23 octobre.

Le congrès d’avril 2005 qui comporte un volet sur l’orientation de l’Association marque un tournant vers l’avenir. L’AMECQ élabore une nouvelle définition d’un journal communautaire membre, axée sur l’exigence de posséder une charte autonome indiquant que l’objectif premier est de diffuser de l’information locale ou régionale. Après deux mandats, Daniel Pezat quitte la présidence de l’AMECQ et c’est au tour de Jocelyne Mayrand de prendre la relève. En juin 2005, l’AMECQ est sous le choc, une figure marquante de son histoire disparaît : Raymond Gagnon décède à l’âge de 65 ans. À l’automne, le directeur général entreprend une tournée de six rencontres régionales de formation. L’AMECQ publie deux autres fascicules de formation qui viendront compléter une série de 16 publications. Le 13 décembre 2005, la ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, rend public un rapport du comité directeur sur les médias communautaires dévoilant 17 recommandations visant à donner un nouvel élan aux médias communautaires.

Le 28 avril 2006, dans le cadre du congrès du 25e anniversaire de l’Association, la ministre Line Beauchamp, par son allocution d’ouverture, reconnaît la nécessité des médias communautaires et l’importance du travail effectué par les bénévoles. L’AMECQ adopte pour la première fois un plan d’action triennal lui permettant ainsi d’avoir une vision de ses activités à moyen terme. Un colloque sur le traitement de la politique municipale se tient à Drummondville le 21 octobre. De plus, une étude sur le lectorat et le taux de pénétration des journaux communautaires a été effectuée par la firme Jolicoeur et Associés, entre le 6 et le 15 septembre 2006, auprès de 600 répondants de 32 journaux et magazines communautaires répartis à l’échelle du Québec. Notons également le déménagement rendu nécessaire à cause de la vente de l’immeuble du 30, rue Fleury Ouest à Montréal. Après 15 ans à cette adresse, l’AMECQ s’installe dans de nouveaux bureaux plus spacieux et plus modernes à quelques pas de l’ancien bureau, soit au 140, rue Fleury Ouest.

Au congrès d’avril 2007 tenu à Valleyfield, l’AMECQ décerne pour la première fois, en hommage à son ancien président décédé deux ans auparavant, le Prix Raymond-Gagnon afin de récompenser le bénévole de l’année de la presse écrite communautaire. C’est Josiane Perret du journal La Fierté Delageoise du Lac Delage qui en est la première récipiendaire. L’AMECQ tient à l’automne 2007 quatre rencontres régionales, soit à Malartic, Orford, Sainte-Anne-des-Monts et à Lévis. L’AMECQdote se donne un nouveau look et est publié en couleur sur du papier semi-glacé. Cette année-là, plus d’une cinquantaine de journaux ont pu faire une demande de subvention dans le cadre du nouveau Programme d’aide aux médias communautaires. De plus, afin de préparer la réalisation d’un plan de communication, le conseil d’administration a invité huit spécialistes en communication pour débattre du sujet lors d’un forum qui a eu lieu à Boucherville, le 1er décembre 2007.

Josiane Perret montrant fièrement son prix.

Josiane Perret montrant fièrement son prix.

En 2008, grâce au soutien du ministère du Patrimoine canadien, l’AMECQ procède à l’élaboration de son plan de communication. Ce plan a permis d’établir une stratégie de visibilité étalée sur trois ans afin de faire connaître davantage l’Association et ses journaux membres. L’AMECQ tient à Victoriaville, le 18 octobre, un colloque sous le thème « L’identité d’un journal communautaire et son ancrage dans la collectivité ». Ce colloque fut une réussite : plus de 80 personnes provenant de 28 journaux communautaires y ont assisté.

Lors du congrès qui s’est tenu à Saint-Hyacinthe le 1er mai 2009, l’AMECQ a procédé au lancement d’une campagne de promotion pour dévoiler son nouveau logo, sa nouvelle papeterie et des articles promotionnels. Daniel Pezat revient à la présidence de l’AMECQ, succédant ainsi à Jocelyne Mayrand qui venait de terminer deux mandats consécutifs. Lors de trois rencontres régionales tenues à l’automne 2009, à Évain, Valcourt et Montmagny, une centaine de participants ont répondu à l’invitation de l’AMECQ qui proposait de mettre en lumière les 20 critères essentiels à la conception d’un journal communautaire de qualité. Les rencontres régionales ont également permis le lancement d’une campagne de promotion de la presse communautaire auprès des établissements scolaires. Puis, grâce au soutien financier du ministère du Patrimoine canadien, l’AMECQ a réalisé un DVD de formation portant sur l’écriture journalistique de base. Ce DVD se veut le premier d’une série de trois intitulée « Se former pour mieux informer ».

Les congressistes lors de l'atelier sur le développement durable à Orford 2010.

Les congressistes lors de l’atelier sur le développement durable à Orford 2010.

Enfin, dans le cadre du 30e anniversaire de l’Association, l’AMECQ, en collaboration avec l’Association de la presse francophone (APF), a tenu à Québec les 22 et 23 octobre 2010 un colloque sur l’avenir des médias écrits communautaires à l’ère du Web. L’équipe de l’AMECQ est également à préparer le congrès du 30e anniversaire qui se tiendra au Lac Beauport les 27, 28 et 29 avril 2011.

En 2013, Kristina Jensen, succède à Daniel Pezat à la présidence de l’AMECQ. Elle demeurera en poste jusqu’en 2017. En 2014, une série de rencontres régionales ont lieu dans six villes. Les délégués assistent à deux ateliers de formation ainsi qu’à une consultation des membres à propos de la planification stratégique de 2015-2018. Cette tournée a été rendue possible grâce à la contribution du Ministère du Patrimoine canadien. L’année 2014 a vu la publication de deux documents : Le guide sur l’animation d’un groupe de discussion sur le lectorat et le document sur La création de prototypes de site web. On peut dire que le virage web préoccupe de plus en plus les journaux communautaires.

Après 18 ans au sein du CA, Daniel Pezat passe le flambeau à Kristina Jensen.

Après 18 ans au sein du CA, Daniel Pezat passe le flambeau à Kristina Jensen.

En 2015, le directeur général Yvan Noé Girouard amorce en septembre et octobre, dans le cadre de la tournée « Parlez-nous de vous, une série de visites des journaux de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent. Lors de ces rencontres avec les membres des équipes de production et du conseil d’administration, il a été entre autres question de la gestion et de la structure des journaux communautaires; de l’organisation du journal, de son contenu, de son financement, de la gestion démocratique, de la participation des bénévoles, du travail des employés ainsi que des liens avec l’AMECQ.

L’AMECQ a célébré en avril 2016 son 35e anniversaire à Québec. Un nombre record de 47 journaux membres y étaient représentés. Après 25 ans sur la rue Fleury Ouest à Montréal, l’AMECQ déménage en juin ses bureaux à Boisbriand. Puis en septembre, le directeur général a poursuivi la tournée amorcée l’année précédente auprès de neuf journaux communautaires de l’Abitibi. Maintenir notre vie associative active dans les régions du Québec. Enfin, l’année 2016 aura été la consécration du virage Web ou l’AMECQ a géré une subvention 300 000 $ permettant à 32 journaux de l’Association de créer leurs sites web.