André Dubuc, journaliste et auteur Cartiervillois

Anne-Marie Parent, Journaldesvoisins.com, Ahuntsic-Cartierville, juin 2021

Natif de la Rive-Sud de Montréal, André Dubuc a fait des études à l’Université d’Ottawa en sciences commerciales. Il a ensuite travaillé à Québec avant de revenir dans la région métropolitaine en 2000 pour travailler au journal Les Affaires. Il est maintenant journaliste économique et financier au journal La Presse depuis 2010.

 

Le choix d’un quartier… à Cartierville

Quand il a décroché le poste de journa-liste au journal Les Affaires au centre-ville de Montréal, André Dubuc a commencé à chercher un quartier où déménager, avec la demande suivante de la part de son épouse: «Trouve-moi un parc!» Il faut dire qu’elle était enceinte de leur deuxième enfant et souhaitait vivre près d’un espace de jeu pour les y emmener.

Quant à M. Dubuc, il voulait se rendre facilement au travail en transport en commun. Bingo! Ils ont été exaucés: ils ont loué un appartement à Cartierville, en face du parc Louisbourg et à quelques minutes à pied de la gare Bois-Franc. En train, il se rendait à la gare centrale en 17minutes, située à côté de son bureau. «En 2002, nous avons acheté le duplex où nous vivions et avons déménagé au rez-de-chaussée», raconte le journaliste, signifiant ainsi sa satisfaction de résider en permanence à Cartierville. Passé à La Presse en 2010, il est à quelques minutes en métro de la station de la gare centrale où il descendait pour Les Affaires.

Toutefois, il ne se rend plus au centre-ville en raison de la pandémie, mais aussi de la récente fermeture de la ligne de trains Deux-Montagnes en vue de l’arrivée du Réseau express métropolitain (REM) en 2024. La gare Bois-Franc deviendra une importante «plaque tournante» du réseau. «Elle sera la station Berri-UQAM de l’ouest de l’île, là où convergeront les trois branches de l’aéroport [Dorval], du West Island et de Deux-Montagnes. Les étudiants pourront se rendre à l’Université de Montréal en cinq minutes, et à l’Université McGill en sept minutes.» Le quartier changera énormément, prédit M. Dubuc, puisqu’il sera plus proche que jamais du centre-ville. Il attire déjà une clientèle très diversifi

«Cartierville est le deuxième quartier après Côte-des-Neiges qui accueille le plus de nouveaux immigrants.» Les commerces reflètent ce multiculturalisme, avec des épiceries et des restaurants desservant une population d’origine arménienne, antillaise, africaine…  Pour le moment, il ne subit pas la fermeture de la ligne de train, parce que depuis le début de la pandémie, il est en télétravail. «Les chambres des enfants ont été transformées en bureau et deux des garçons sont descendus au sous-sol. Le plus vieux vit maintenant en Colombie-Britannique.»

M. Dubuc ouvre une parenthèse sur ses trois fils. Deux d’entre eux ont bénéficié du programme anglais à l’école primaire Ahuntsic Annexe. «Ça leur a donné confiance et ils le parlent couramment. Le seul qui n’y est pas allé est le plus faible en anglais.»

 

Un lieu de vie agréable

Outre le parc Louisbourg en face de chez eux, M. Dubuc et sa famille habitent aussi près du parc Raimbault – «un bel endroit pour un petit parc de quartier» –, et du parc De Mésy où la patinoire est ouverte plus longtemps, l’hiver, parce qu’elle est réfrigérée. Il évoque aussi le club de canotage Cartierville dont ils ont été membres. «C’était comme un camp de vacances en ville: piscine avec des casiers, tables de pique-nique, terrain de tennis…» Existant depuis près de 120ans, ce club de canotage rappelle l’époque au cours de laquelle le nord de l’île accueillait les vacanciers. «Au nord du boulevard Gouin, c’est magnifique. Les maisons sont d’anciens chalets sur de grands terrains.» Le long de la rivière, le parcours Gouin se rend à l’ouest au parc-nature du Bois-de-Saraguay et à l’est au parc-nature de l’Île-de-la-Visitation.

Pour  les  sports  d’intérieur  (piscine,  gymnase), «le YMCA est très beau. Très fréquenté par les jeunes, il est situé sur le terrain d’un ancien concessionnaire automobile», précise André Dubuc. Sur le plan culturel, il habite à côté de la bibliothèque de Cartierville, mais il va aussi à celle du Boisé, à Saint-Laurent. Certifiée LEED Platine (plus haute distinction pour un bâtiment écologique), cette bibliothèque gagne des prix d’architecture. Et quand M. Dubuc veut acheter et non emprunter des livres, il trouve son bonheur à la librairie indépendante Monet, au centre commercial des galeries Normandie. «La librairie se spécialise en livres jeunesse et offre un choix de bandes dessinées extraordinaire!»

 

Coauteur du livre Investir dans l’or

L’année dernière, au début de la pandémie, André Dubuc et François Riverin ont entrepris la rédaction d’un livre intitulé Investir dans l’or – Le nouveau Klondike à la portée de tous. «Ça a été notre projet COVID, déclare en souriant le Cartiervillois.

Le confinement m’a donné la motivation d’aller de l’avant. Comme on ne pouvait pas voyager, j’ai transféré mes journées de vacances en un jour de congé par semaine pour écrire le livre. Ça nous a pris de juin à décembre. Je voyais le prix de l’immobilier monter et la générosité du gouvernement avec ses programmes d’aide. Si tout le monde a plus d’argent, le dollar perd de son pouvoir d’achat et les biens disponibles diminuent, incluant les placements de retraite. L’or est une valeur refuge. Son prix va monter si l’inflation augmente.»

L’économiste conseille à ses lecteurs d’acheter de l’or pour diversifier leurs portefeuilles de placement, à hauteur d’environ 2 ou 3% de leurs avoirs. C’est comme une assurance-patrimoine, ajoute celui qui complétera un certificat en planification financière à la TÉLUQ. André Dubuc s’est toujours efforcé, dans ses chroniques et ses deux livres, de fournir un coffre à outils aux épargnants québécois dans le but de les aider à faire de l’argent. L’or… et son quartier sont certes de bonnes sources d’enrichissement pour l’heureux Cartiervillois!