Rosetta Bruno, présidente de la section locale de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR)

Les retraités d’ici se regroupent

Paul-Henri Frenière, Journal Mobiles, Saint-Hyacinthe, mars 2017

Rosetta Bruno est à la retraite. Mais elle n’a jamais été aussi active. Déjà impliquée dans divers organismes communautaires, elle est maintenant présidente de la section locale de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR).

« La première fois que j’ai entendu parler de l’AQDR, ce fut par l’entremise d’une personne qui venait de perdre un proche parent. L’établissement de santé lui avait demandé de libérer la chambre très rapidement. L’AQDR avait alors pris position contre cette façon de faire. Lorsque j’ai dû vivre personnellement la même situation, je me suis intéressée sérieusement à ce mouvement de défense des droits », raconte l’ancienne syndicaliste.

En fait, ce qui est maintenant convenu d’appeler le « pouvoir gris » a de plus en plus de poids dans nos sociétés. À preuve, récemment le gouvernement du Québec avait signalé son intention de reporter le crédit d’impôt en raison de l’âge de 65 à 70 ans, ce qui faisait perdre environ 500$ par année aux moins nantis. Or, l’AQDR et d’autres regroupements de personnes âgées se sont opposés vigoureusement à ce projet, ce qui a fait reculer le gouvernement.

 

Des dossiers régionaux

Officiellement, l’organisme provincial a pour mission exclusive la défense des droits culturels, économiques, politiques et sociaux des personnes à la retraite. Mais cela n’empêche pas l’AQDR Richelieu-Yamaska d’aborder des dossiers locaux et régionaux. Le 22 février dernier, près d’une trentaine de personnes ont participé à un café-rencontre ayant pour thème le respect des droits des ainés en résidence privée. L’atelier était animé par Andrée Rochon, agente de développement du Comité Logemen’mêle de Saint-Hyacinthe. On a répondu à des questions telles : Est-ce que les droits des locataires ainés en résidence sont respectés? Quels types de pièges contiennent les baux des résidences privés? Quels sont les moyens à prendre pour contrer les abus?

 

Déjà 200 membres

Quelques rencontres du genre ont été organisées par l’AQDR Richelieu-Yamaska depuis le lancement officiel de l’organisme en septembre dernier. On a abordé précédemment les thèmes des droits des usagers du système de santé, l’endettement chez les aînés et mourir dans la dignité, entre autres sujets.

La présidente Rosetta Bruno est très fière du dynamisme démontré par les membres de son conseil d’administration. « Les membres possèdent l’expérience, les connaissances et les convictions nécessaires pour mener à bien notre mission, soit de venir en aide aux personnes aînées dans le but d’améliorer leur qualité de vie » affirme-t-elle.

Actuellement, l’association compte déjà environ 200 membres répartis sur le territoire Richelieu-Yamaska. C’est beaucoup en si peu de temps. « En devenant membre de L’AQDR, en se regroupant, on forme une force, on s’organise plutôt que de se faire organiser. On apprend à défendre ses droits en s’informant, en analysant des situations, en identifiant des problèmes liés aux personnes retraitées et en y proposant des solutions locales, régionales, nationales dans des dossiers tels le maintien à domicile, l’abus, la fiscalité et les finances, la consommation et l’économie, l’hébergement et le reste… »