Le Baie St. Paul naviguant devant l’île d’Orléans. Photo : Paul Dionne

8 000 navires saluent l’Île d’Orléans chaque année

Marc Cocharne, Autour de l’île, Île d’Orléans, janvier 2021

Le Saint-Laurent, considéré comme la porte d’entrée maritime de l’Amérique du Nord, sert annuellement au transport de quelque 8 000 navires commerciaux qui passent devant la rive sud de l’île d’Orléans.

Selon le président-directeur général de la Société de développement économique du Saint-Laurent (SDESL), Mathieu St-Pierre, ce nombre se répartit en neuf types de bateaux qui empruntent l’une des plus grandes artères navigables du monde.

Généralement tirée ou poussée par un remorqueur et ne disposant pas d’un système propre de propulsion, la barge est utilisée pour le transport de marchandises en mer. Le brise-glace est spécialement construit pour briser les glaces et frayer un passage pour la navigation. Le navire de croisière est bien entendu destiné particulièrement aux croisières.

Le navire-citerne sert pour le transport en vrac des liquides et notamment du pétrole et des produits pétroliers. Selon le produit transporté, on parle de pétrolier, de gazier, etc.

Le paquebot est destiné au transport des voyageurs sur des lignes maritimes régulières. Le porte-conteneurs est spécialisé dans le transport des marchandises en conteneurs.  Le remorqueur est construit pour déplacer d’un point à un autre des navires, dans un port, un fleuve et parfois en mer.

Le traversier est spécialement conçu pour effectuer la traversée de passagers, de véhicules ou de wagons d’une rive à l’autre du fleuve.

Enfin, le vraquier transporte des produits secs en vrac. Selon le produit transporté, on parle de céréalier, de charbonnier, de minéralier, de phosphatier, etc.

« Au Québec, l’industrie maritime c’est 366 entreprises, 27 000 emplois en mer et à terre et un milliard de dollars versés en salaires annuellement », a commenté M. St-Pierre qui a vu passer plusieurs navires devant chez lui, puisqu’il réside à Saint-François.

Le transport maritime constitue un réseau de 20 ports, sur l’ensemble du territoire du Québec, transbordant annuellement en moyenne 110 millions de tonnes de marchandises.

L’industrie contribue à la hauteur de 2,3 milliards $ au produit intérieur brut (PIB) du Québec et verse 680 millions $ en taxes aux différents paliers gouvernementaux.

 

Le plus vert

Sur le plan environnemental, le transport maritime est le mode de transport le plus efficace. Un navire équivaut à 301 wagons de train et 963 camions.« Avec un litre de carburant pour une tonne de marchandise transportée, un navire parcourt 358 km, le train 225 km et le camion, 41 km », a précisé M. St-Pierre

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